Armée congolaise : des volontaires récusés au Nord-Kivu
La campagne lancée par le gouvernement de la République démocratique du Congo pour le recrutement des jeunes au sein des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) pose déjà un sérieux problème quota provincial dans le Nord-Kivu.
Les médias locaux parlent d’une cinquantaine de jeunes, récemment recrutés qui viennent d’être exclus des centres de recrutement parce qu’ils ne sont pas originaires de cette province.
Jacques Kangela Samba, une recrue originaire de la Province orientale est frustrée par cette situation qui lui semble anormale. «L’armée aurait dû les garder, et au besoin, les transférer dans leurs provinces d’origine», a-t-il dénoncé sur les antennes de Radio Okapi.
Il ne comprend pas que des jeunes volontaires congolais, résidant au Nord-Kivu et qui ont accepté de servir la nation sous le drapeau, soient récusés et invités d’abord de regagner leurs provinces d’origine pour se faire recruter au sein de l’armée nationale. Cette logique lui paraît paradoxale dans la mesure où la mesure frappe des jeunes gens nés et qui n’ont vécu que dans cette province.
Mais, le colonel Mwicho Wabateyi, chargé du recrutement au Nord-Kivu, a précisé que le recrutement se fait sur la base d’un quota attribué à chaque province de la RDC. Il promet d’étudier le cas des candidats non originaires du Nord-Kivu qui viennent d’être exclus du centre de recrutement.
Le recrutement des jeunes volontaire de 18 à 25 ans au sein des FARDC a débuté au mois d’août 2012, avec comme objectif majeur le rajeunissement de l’armée nationale congolaise. Le 28 août 2012, la 8ème région militaire a annoncé le recrutement de cent premiers volontaires à Goma, dans le Nord-Kivu.





