Des étudiantes de l’IFASIC à l’école de la presse sportive
La presse sportive est de plus en plus prisée par des journalistes féminins en RDC. Pour la plupart profanes, ces autodidactes ont bien souvent du mal à maîtriser le jargon de la discipline. Pour pallier ce déficit, l’Union des Femmes Reporters sportives d’Afrique (UFRESA) – section RDC - a organisé son tout premier séminaire de formation à l’intention d’une quarantaine des femmes journalistes. Tenues du 30 au 31 mars dernier à la salle de conférence de la RTNC 2, ces assises ont eu la particularité d’intégrer des étudiantes de l’Institut facultaire des sciences de l’Information et de la Communication (IFASIC).
Organisé conjointement avec la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA), le séminaire de l’UFRESA a porté sur «la couverture médiatique d’un événement sportif en général et du football en particulier». Opportunité pour les étudiantes de deuxième cycle de l’IFASIC d’approfondir leurs connaissances en matière sportive. Occasion aussi pour elles d’acquérir une expérience aussi originale que riche, dépassant de loin la nette impression d’être en formation.
Jouxtées à une trentaine des journalistes professionnelles provenant de six provinces de la RDC, les jeunes déléguées de l’IFASIC se sont mises dans la peau des reporters sportifs. Profanes au départ, les apprenantes ont vu leur intérêt pour le sport aiguisé pendant les deux jours de formation, répondant ainsi à l’un des objectifs de ce séminaire : celui de susciter dans le chef des participantes l’intérêt et l’engouement pour cette presse spécialisée.
Riches interventions des orateurs
Les assises de l’UFRESA avaient aussi pour but principal de renforcer les capacités professionnelles des femmes reporters sportives de la RDC. Un objectif qui a été atteint grâce notamment aux riches interventions des orateurs. Constant Omari, président de la FECOFA, s’est attelé à éclairer l’assistance sur le fonctionnement de son institution. Son collaborateur, Roland Nzila Fanan, directeur de la communication de cette fédération, s’est, lui, appesanti sur «la couverture d’un événement sportif avant pendant et après».
L’orateur a été aussitôt relayé le médecin des Léopards Senior, Dr. Jean-Pierre Mbungu, dont l’intervention a oscillé autour du «rôle de la médecine du sport dans l’évolution du football au Congo». Saisissant la balle au bond, Me Kenzo Mukendi, avocat au barreau de Kinshasa et ceinture noire 4ème dan en taekwondo, a axé son exposé sur «la liberté de la presse sportive».
La presse a également été au menu des propos du président de l’Association des Journalistes Sportifs du Congo (AJSC). Journaliste sportif de renom, Kabala Mwana Mbuyi a fourni à ses consœurs les astuces pour faciliter «les relations entre dirigeants et reporters sportifs». Son intervention a été précédé par les éclaircissements de Dr Geneviève Lukusa, assistante internationale de la FIFA et de la CAF, qui a ébloui étudiantes et journalistes professionnelles par sa parfaite maîtrise des «questions d’arbitrage au football».
Participation active des étudiantes
Honorées par la présence des autorités locales (le ministre Claude Nyamugabo de la Jeunesse et Sports, la porte-parole du Gouvernement provincial de Kinshasa, Mme Thérèse Olenga) et le standing de la salle, les étudiantes de l’IFASIC ont brillé par leur participation active tout le long des débats. Macarons roses rivés sur la poitrine, les futures journalistes sont passées de simples spectatrices en actrices actives dans cette salle bondées de brillants esprits féminins.
«Même si, tout au départ, nous ne présentions pas le même enthousiasme pour le monde du sport, nous avons partagé, du moins, le même souci d’apprendre davantage sur la couverture médiatique de cet univers. Étant donné que chaque exposé était suivi d’une série de questions, on pouvait toujours compter parmi les intervenantes, une ou deux participations de l’IFASIC», rapporte Guertha Mbundu, étudiante en 1ère licence journalisme presse écrite.
Nouvelle vocation
«En suscitant les débats sur presque toutes les questions, même les plus délicates, telle la pérennisation des footballeurs dans l’équipe nationale, malgré leur âge avancé, les étudiantes n’hésitaient pas à intervenir, avec un style qui leur est propre. Elles ont abordé des questions relatives à l’arbitrage, à la spécificité de la médecine du sport, à la différenciation des divisions, des clubs, des cercles, des championnats, tout en s’attelant sur la spécificité des fédérations, confédérations, coupe, etc.», commente Christelle Kitenge, finaliste en presse écrite.
La plupart de ces étudiantes ont qualifié d’exploit leur participation active dans ce séminaire jugé trop technique et adapté aux professionnels. Elles n’ont pas regretté d’avoir été associées à cette initiative de l’UFRESA qui a suscité en elles une nouvelle passion, une nouvelle vocation.





