L’absence des éléments des FARDC inquiète la population d'Aru
Le Conseil des notables et la Société civile d'Aru regrettent que les soldats des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) sont moins visibles dans leur territoire. Aru est un important poste douanier à la frontière du district de Haut-Uélé, en province Orientale, avec l’Ouganda et le Sud-Soudan.
Cette plainte adressée aux députés et aux sénateurs de cette circonscription électorale, en vacances parlementaires, est inhérente à l’insécurité que «le vide créé par l’absence prolongée des soldats congolais et le manque d’effectifs suffisants de policiers dans cette zone permet aux bandits et hommes armés de tous bords d’opérer sans inquiétude».
Positions stratégiques
Selon le porte-parole du Conseil des notables, cité par Radio Okapi, «Cette situation peut favoriser une infiltration à travers les frontière Aru-Ouganda et Aru-Sud Soudan». Il plaide pour que le gouvernement central puisse réaffecter, à temps, des éléments à ces positions stratégiques pour la protection des frontières.
Le rapporteur adjoint de l’Assemblée nationale, Norbert Ezadri, élu d’Aru, a affirmé partager cette inquiétude de la population au moment où Jean-Louis Liendo, l’administrateur intérimaire de ce territoire, avoue que la population vit dans un climat de psychose. Pour sa part, le commandant de la 9ème région militaire, le général Jean-Claude Kifwa, parle de mettre en place une stratégie commune pour une éventuelle défendre du territoire d’Aru.





