Sérieuses interrogations sur le financement de la Force internationale neutre

Par Lalande Makenge, Etudiant en 1ère Licence, Ifasic | 12/09/2012 - 18:56

La dernière réunion des chefs d’Etats des pays membres de la Conférence internationale des pays des Grands-Lacs, tenue le 8 août 2012 à Kampala, en Ouganda, a ralenti sensiblement le processus de la mise en place de la Force internationale neutre à déployer au niveau de la frontière entre la RDC et le Rwanda.

Les discussions ont tourné essentiellement autour de ce que l’opinion congolaise considère comme «des manœuvres» pour retarder de la date du déploiement de cette force. Mais, la véritable question, celle de son financement, a été éludée, alors que c’est ce qui est déterminant pour rendre existante et opérationnelle cette force en vue de pacifier la province du Nord-Kivu.

Echec

Jean-Lucien Busa, député élu de la province de l’Equateur et Secrétaire général adjoint du Mouvement de Libération du Congo (MLC) estime que le sommet de Kampala est un échec, une réunion de trop pour rien. Christophe Lutundula, membre du bureau politique de la Majorité Présidentielle (MP) s’interroge sur le financement de cette force qui sera, dit-on, placée sous mandat de l’Union africaine et des Nations unies.

«On nous a tout simplement dit que les troupes vont travailler sous le mandat de l’Union africaine et des Nations unies, mais on n’a pas entendu parler quelque part du financement de cette force ; or c’est le financement qui est le nœud du problème», a dit Christophe Lutundula, dans une interview accordée à Radio Okapi.

Pour le moment, seule la Tanzanie a confirmé la participation de ses troupes à cette hypothétique force internationale neutre, en vue de lutter contre les groupes armés dans l’Est de la RDC, notamment les rebelles du M23 et les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR).